Le PDG de Hewlett-Packard (boîte qui fabrique des choses inutiles de plus en plus indispensables) disait il y a quelques années que, justement quelques années plus tard, c'est-à-dire maintenant, la plupart des objets (produits) n'existaient pas encore, à l'époque où il le disait.
Ce qui veut dire, plus clairement, que le marketing s'arrangerait pour nous inonder quotidiennement de nouveaux machins, plus nécessaires les uns que les autres.
Il m'en manque un, indispensable : le libidomètre©.
Je n'y comprends rien. Serait-ce ma nourriture ? Ma psyché ? Le temps qu'il fait ? Le temps qui passe ? Les dames que l'on croise dans la rue ? Leurs filles ?
Je n'y comprends rien.
Ma libido va et vient, regrettant ces femmes subtiles et folles qui partirent pour des bras moins drôles, savourant parfois le repos de l'absence totale de désir, enfin me dis-je, enfin, c'en est fini ! Et puis non, telle plantureuse au regard absent, telle autre à lunettes et décolletée, telle vulgaire comme un hamburger, à nous faire oublier l'heure et la vie qui ride.
Et c'est reparti.
La libido n'est pas gérable, pas comptable, pas logicielable.
Je la crois infinie.
C'est vous qui le dites...