L'air est doux, il est plus de midi, je rentre chez moi.
Les platanes attendent les clodos de printemps qui viendront les arroser vers le soir, vidant des trop-pleins de ventres et de vessies. Le sol est sec pour l'instant, ma cour m'attend.
Je plonge juste les mains dans la terre qui vit, au printemps dernier, pousser mes tomates. Je remue, je tasse, je retire quelques racines.
Ben ça y est, je renifle, je regarde.
Il n'y a rien.
Trente secondes de bonheur béat. Parfaite inutilité.
C'est vous qui le dites...