En des temps antérieurs (sic) où
je rêvais de carrière universitaire, il me fut nécessaire de lire quelques ouvrages sur la politique. L'un de ceux-là traitait de la « théorie du complot », et me permit d'en finir une fois pour
toutes avec l'idée que quelque part, des hommes complotent à l'échelle planétaire pour nous asservir comme dans James Bond.
Et si la théorie est séduisante, j'ai décidé une fois pour toutes de l'abandonner. Il n'y a donc pas de
complot, mais des circonstances qui font que.
Pourtant, en écoutant le discours d'un DJ sur France Inter l'autre jour, j'ai eu l'impression quand même que
ces-gens-là veulent véritablement en finir avec une forme d'art, et une bonne fois pour toutes soit dit en passant.
Ce type entamait donc une expérience étrange avec l'orchestre philarmonique de Montpellier, mélangeant techno et vrais
musiciens, pour donner une bouillie infâme mais ô combien dans l'air du temps, d'après ce que mon vieux poste voulait bien me faire entendre.
Il n'y a plus de doute : flinguer la musique, tout en faisant croire que l'on en est, c'est un peu comme se faire
restaurant quand on est fast-food, se croire artisan, quand on est industrie plastique. Ajoutez à cela un but ultime - défoncer les oreilles et le sens critique mort-né de millions
d'adolescents - afin de vendre des millions de bruits rythmés par des fraiseuses numériques, et vous obtiendrez un complot.
par Marc Grousset
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Tambours et trompettes
Samedi 21 juin 2008
7
Aussi, quand je me remémore certains petits couplets, l’actualité n’existe plus. Quel jour sommes-nous ? De quel mois
? Que se passe-t-il en France et dans le monde ? Je m’en fous. C’est comme dans la chanson de Brassens : « j’ai rendez-vous avec vous ».
« Monseigneur l’astre solaire,
Comme je n’l’admire pas beaucoup,
M’enlèv’ son feu, oui mais d’son feu,
Moi j’m’en fous,
J’ai rendez-vous avec vous.
La lumière que je préfère,
c’est celle de vos yeux jaloux.
Tout le restant m’indiffère,
j’ai rendez-vous avec vous. »
Un chef-d’oeuvre, que cette chanson ! Comme beaucoup d’autres, d’ailleurs, chez ce poète d’hier et d’aujourd’hui.
par Marc Grousset
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Tambours et trompettes
Mercredi 28 mai 2008
5
Quelle chance ! Une pianiste joue dans le hall de la maison de retraite où ma tante attend sur sa chaise le soir qui
vient toujours trop tard. Que les journées sont longues pour ces vieillards qui ne vivent plus ! Ma tante sourit. La dame joue des airs d’autrefois.
- Ah le petit vin blanc
- La romance de Paris
- Mon amant de Saint Jean
- Domino
- Salade de fruits
Et bien d’autres succès qui restent à jamais gravés dans nos tripes. Elle les reconnaît tous, la mémoire et la musique font bon ménage.
Elle veut s’envoler au ciel, j’en suis sûr parce qu’elle me l’a dit maintes fois, elle veut s’envoler au ciel mais ses mains me serrent au poignet comme pour rester encore un peu ici.
Merci à la dame au piano d’avoir apporté du divertissement. Car vraiment, je ne sais plus que faire ni que dire.
par Marc Grousset
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Tambours et trompettes
Jeudi 8 mai 2008
4
« Les sabots d’Hélène
Etaient tout crottés
Les trois capitaines
L’auraient appelée vilaine… »
Pour la millième fois sans doute, j’écoute cette chanson, ce bijou, cette merveille. Qui a dit que la perfection
n’était pas de ce monde ?
Eh bien après moult recherches, on le sait maintenant :
Une andouille.
Il y a comme ça, de par le monde, des proverbes à la con que nombre de gens se plaisent a re-péter sans jamais les remettre en question. Comme par exemple : « Il n’y a pas de sots métiers, il n’y
a que de sottes gens ».
Alors que c’est exactement le contraire !
par Marc Grousset
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Tambours et trompettes
Mardi 6 mai 2008
4
C'est vous qui le dites...