Les chiens, polymorphes domestiqués, inspirent sans s'en rendre compte les tenants du racisme comportemental.
Car oui, effectivement, il y a des chiens agressifs et des chiens tout doux, des chiens qui courent après les moutons et d'autres qui chassent les loups. Les hommes sont comme cela aussi, mais à
l'intérieur-même souvent de ce que certains aimeraient qualifier de "race". Alors que la race humaine n'existe pas.
Les concours canins sont là pour nous rappeler à quel point les origines paysannes des tenants du pedigree influent
sur certaines conceptions urbaines. Car certains y croient, dur comme fer : plus l'on sélectionne, plus il y a pureté.
Il faudrait leur dire que cette pureté-là, elle est comme dégénérée au lavage, de génération en génération,
comme les quelques nobliaux scoutistes qui traînent en famille sur des vélos trop grands, encadrés par des lunettes de myopes atavistiques.
par Marc Grousset
publié dans :
Les chiens
Mercredi 23 juillet 2008
5
Je n'éprouve guère de mépris pour les espèces animales. De la peur parfois, quelques serpents, mais du mépris rarement.
Il existe pourtant deux espèces - deux vieilles complices - qui m'inspirent un dégoût de plus en plus fort, s'accentuant avec l'âge
et l'ampleur du panorama que l'âge mûr, comme ils disent, permet d'envisager.
La première, c'est la nôtre, l'homo sapiens sapiens. Peu importe sa couleur, sa langue, son origine, ça finit toujours mal.
La preuve : il aime les chiens.
Les chiens.
La seconde espèce.
Presque la même à quatre pattes. La langue qui pend et
l'oeil expressif, le poil trop dur, l'odeur de chien. Aussi polymorphes que nous autres, aussi violents, aussi passifs, on trouve chez les chiens l'ensemble des qualificatifs humains, avec une
excuse en bas de page : celle d'être resté animal
par Marc Grousset
publié dans :
Les chiens
Lundi 3 mars 2008
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Les chiens, polymorphes domestiqués, inspirent sans s'en rendre compte les tenants du racisme comportemental. Car oui,
effectivement, il y a des chiens agressifs et des chiens tout doux, des chiens qui courent après les moutons et d'autres qui chassent les loups. Les hommes sont comme cela aussi, mais à
l'intérieur-même souvent de ce que certains aimeraient qualifier de "race". Alors que la race humaine n'existe pas.
Les concours canins sont là pour nous rappeler à quel point les origines paysannes des tenants du pedigree influent sur certaines conceptions
urbaines. Car certains y croient, dur comme fer : plus l'on sélectionne, plus il y a pureté.
Il faudrait leur dire que cette pureté-là, elle est comme dégénérée au lavage, de génération en génération, comme les quelques
nobliaux scoutistes qui traînent en famille sur des vélos trop grands, encadrés par des lunettes de myopes atavistiques.
par Marc Grousset
publié dans :
Les chiens
Vendredi 15 février 2008
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Le « plus vieil ami » de l'homme est sale et se lèche le cul. J'ai connu un type en 3ème qui roulait des pelles à son chien, un corniaud
agressif et braillard, tout boudiné comme une pré-adolescente à la messe de sa première boum.
Ainsi donc, le chien serait fidèle, même s'il sert souvent d'insulte langagière à ceux qui ne le sont guère. Les « chiens d'infidèles »
restent pourtant fidèles à leurs maîtres, dans cet étrange rapport de domination qui donne à l'un un ami, à l'autre une gamelle.
C'est regrettable.
De nombreux hommes préfèrent leurs chiens respectifs (et respectueux) à leurs prochains qui souvent le leur rendent bien.
par Marc Grousset
publié dans :
Les chiens
Lundi 14 janvier 2008
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C'est vous qui le dites...